La communauté éducative du Lycée national Léon Mba, à Libreville, est plongée dans une profonde tristesse après la disparition tragique d’un élève de Première S, Mark Steven Mombo Kombila. Ce drame, qui a profondément marqué les élèves, les enseignants et les familles, a conduit les autorités éducatives à prendre des mesures exceptionnelles.
Le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique a en effet décidé de suspendre les cours dans l’établissement pendant trois jours, du mercredi 11 au vendredi 13 mars 2026. Cette décision vise à offrir à la communauté scolaire le temps nécessaire pour faire face à l’émotion et rendre hommage au jeune lycéen.
Une journée de recueillement est notamment prévue le jeudi 12 mars au sein de l’établissement. Elle permettra aux camarades de classe, aux enseignants et au personnel administratif de se rassembler dans un moment de solidarité et de mémoire. La reprise normale des cours est attendue à l’issue de cette période.
L’annonce a été faite par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq. L’information a également été relayée à la télévision publique par le directeur de l’Académie provinciale de l’Estuaire, Fortuné Nguema Owone.
Selon les premiers éléments recueillis, le drame serait survenu dans le cadre d’une démarche interne engagée par l’établissement afin de lutter contre la circulation de substances médicamenteuses détournées au sein du lycée. Parmi ces produits figure notamment le Tramadol, un médicament parfois consommé de manière abusive par certains jeunes et connu sous le surnom de « kobolo ».
Plusieurs élèves soupçonnés d’être impliqués dans cette situation avaient été convoqués en présence de leurs parents pour des échanges avec l’administration. C’est au cours de cette procédure que le jeune Mark Steven Mombo Kombila aurait brusquement quitté les lieux avant de poser un geste irréparable, malgré les tentatives de dissuasion.
Très touchée par ce drame, la ministre Camélia Ntoutoume-Leclercq a exprimé sa profonde compassion à l’endroit de la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative du lycée. Elle a également rappelé la nécessité de renforcer la vigilance face à la consommation de substances dangereuses qui peuvent mettre en péril la santé et l’avenir des jeunes.
Les autorités éducatives appellent ainsi à une mobilisation collective, notamment des parents et des encadreurs, afin de renforcer la prévention et la sensibilisation autour de ces dérives. L’objectif est clair : protéger la jeunesse gabonaise et éviter que de tels drames ne se reproduisent.


















































